La Cathédrale d’Arras rappelle les temples antiques

L’histoire de la Cathédrale d’Arras est bouleversante.

  Après la Révolution la cathédrale Notre-Dame-en-Cité est en ruine. La vaste abbatiale de l’abbaye Saint-Vaast  est inachevée . Elle devient cathédrale d’Arras par décret impérial le 11 septembre 1804.

La visite virtuelle panoramique 360° interactive présente la nef de la cathédrale d’Arras et la chapelle de la Vierge. Nous vous recommandons de zoomer au maximum sur les détails. Cliquez sur l’image

Colonnes, Cathédrale d'Arras
Colonnes et chapiteaux de la nef de la cathédrale d’Arras

  Le nouvel évêque d’Arras, Monseigneur de la Tour se démène alors pour faire aboutir les travaux de construction de l ‘abbatiale commencés par les moines en 1776 sur les plans de Contant d’Ivry. En effet à Arras, une grande communauté de Bénédictins vit autour des reliques de Saint-Vaast depuis le VII éme siècle. Au XVIII éme ils entreprennent de reconstruire toute leur abbaye, mais en 1792, après la Révolution, les travaux sont interrompus. L’évêque d’Arras impose à l’architecte Verly de suivre l’orientation initiale de Constant d’Ivry. La Cathédrale est achevée en 1849. Monseigneur de la Tour d’Auvergne siège dans la cathédrale dédiée à notre Dame de l’assomption. L’abbaye Saint-Vaast et la cathédrale forment un ensemble architectural religieux du XVIIIe siécle, unique en France.
Pendant la première guerre mondiale, dès octobre 1914 les allemands commencent à bombarder la ville d’Arras.  Du monument, à la fin de la guerre, il ne reste qu’une ruine. La cathédrale d’Arras est reconstruite à l’identique par l’architecte en chef des Monuments Historiques, Pierre Paquet dans les années 20 et rouverte en 1934.

Nativité G. Devalières, Cathédrale d'Arras
La nativité de George Desvalières

  Le mobilier, les décors, peintures et vitraux sont l’œuvre des artistes contemporains de cette reconstruction, les peintres H. Marret, Ch. Hollart, G. Desvallières et les sculpteurs M. Gaumont, A. Descatoire. Une magnifique fresque orne la coupole de la chapelle de la Vierge. Peinte en 1933 par Henri Marret , elle représente les scènes de la vie de la Vierge Marie et rappelle son rôle de Mère de Jésus et de l’Eglise.
Lors de la seconde guerre mondiale, une bombe touche de nouveau la cathédrale, mais cause peu de dégâts.

Autres renseignements: Le site patrimone et histoire

Le terril de Loos-en-Gohelle domine les Monts de Flandre

Plus haut que le Mont-Cassel, le terril de Loos-en-Gohelle, le plus haut d’Europe, culmine à 187 mètres.

Comme le terril de Loos-en-Gohelle, les cônes jalonnent le paysage du bassin minier. Vestiges visibles de près de 150 ans d’activité minière, ils indiquent la proximité des anciens carreaux de fosses. Incontournables éléments du patrimoine industriel et culturel de la région, ils sont un symbole fort de l’histoire industrielle du Nord et du Pas-de-Calais. Les gens du nord de la France y sont attachés et soutiennent la candidature du bassin minier au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce qui illustre leur volonté de valoriser ces friches industrielles.

Vue panoramique 360° animée, des terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle, cliquez sur l’image ci-dessous.

Terril de Loos-en-Gohelle
Terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle ,le plus haut d’Europe

Les terrils sont le résultat de l’accumulation des « STERILES » résidus de schiste et de grès, extraits avec le charbon. Après avoir été triés ils sont répandus à proximité de la fosse. Ces entassements souvent conique peuvent être de forme plate « TABULAIRE ». Les deux pyramides noires de la base 11/19 sont accompagnées d’un troisième terril formant un plateau. Au centre de ces accumulations est aménagé un profond bassin de décantation. Les terrils tabulaires sont les plus anciens. Au début de l’exploitation les berlines était tirées par des chevaux, la pente ne devait pas être trop raide. Avec l’apparition des systèmes de treuils et chemins de fer, ils ont prit une forme conique comme ceux du 11/19 à Loos-en-Gohelle. On posait alors directement des rails sur la pente, et l’on prolongeait le « SKIP » à mesure que la hauteur augmentait.

Cône du terril de Loos_en-Gohelle
Le skip, chemin de fer pour treuiller les stériles en haut du cône.

On compte environ 600 terrils de formes diverses. Les idées de reconversions  de ces sites ne manquent pas. La piste de ski de Noeux-les-Mines est aménagée sur le flanc d’un terril. Le plus haut terril de Loos-en-Gohelle du 11/19 accueille les parapentes. D’autres disparaissent sous la végétation, ils ont été colonisés par une importante diversité de plantes souvent importées par l’exploitation minière. Par exemple, les mineurs jetaient leurs trognons de pommes ou de poires dans les wagonnets, les terrils abritent aujourd’hui une centaine de variétés de poiriers et de pommiers .

Végétation sur le terril
Végétation variée au bas du terril

En plus de la chaleur interne qui se dégage d’un terril, la face sud grâce à sa couleur sombre est plus chaude que les environs, ce qui contribue à la diversité écologique de ces sites.

Pour compléter cette information, vous pouvez consulter « La chaîne des terrils » , une page très détaillée concernant la faune et la flore présentes sur les terrils et le site  » Autour du Louvre de Lens« .

Abbatiale de la Trinité de Vendôme bâtie sur une légende

L’abbatiale de la Trinité de Vendôme est un monument religieux presque millénaire.

Une nuit de l’année 1032 est à l’origine de la construction de l’abbatiale, le comte de Vendôme Martel Geoffroy et son épouse Agnès voient trois étoiles tomber sur une fontaine dans les prairies au pied du château. L’évêque de Chartres leur conseille de fonder une abbaye dédiée à la Sainte Trinité. Trente ans plus tard l’ abbatiale de la Trinité ,  vaste édifice roman en forme de croix latine est achevé avec un autel placé à l’endroit où le couple a vu les pierres tomber.

Abbatiale de la Trinité de vendôme
Façade gothique flamboyante de Jean de Beauce

  Deux siècles ont passé, l’abbaye a prospéré grâce à sa situation proche du tombeau de Saint Martin à Tours. Sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, elle est devenue une halte pour les pèlerins. Au cours du XIIème siècle des embellissements sont effectués: élévation du clocher,  pose de vitraux. Seuls le vitrail  de Notre Dame de 1125, art roman exceptionnel, et les fresques de la salle capitulaire témoignent  du décor et de  la qualité de la technique de cette époque.

Vitrail de Notre-Dame
Vitrail roman du XIIéme de Notre-Dame

Au début du XIIIéme siècle, le transept est doté de voûtes colorées et d’un décor sculpté. C’est en 1271 qu’est lancé la construction de la nouvelle abbatiale sur l’emplacement de l’église romane. Le choeur est modifié , les parties basses voutées et vitrées.

L’abbatiale de la Trinité se transforme au long des XIV et XV éme siècles, les deux travées de la nef proches du transept sont reconstruites. La guerre de Cent Ans interrompt le chantier. Mais les travaux de restauration des chapelles et des baies flamboyantes sont terminées à la fin du XIV éme.

Salle Capitulaire Vendôme
Salle capitulaire de l’abbatiale de la Sainte-Trinité

 La façade, considérée comme l’une des créations majeures de l’architecture gothique flamboyante est attribuée à Jean Texier dit Jean de Beauce, « maître des oeuvres » de la cathédrale de Chartres au début du XVI ème.

Autres renseignements sur l’abbatiale de la Trinité: Cliquez

Cathédrale de Noyon, le gothique primitif

la cathédrale de Noyon, TRANSITION ENTRE ROMAN ET GOTHIQUE, a été enrichie d’un palais épiscopal, d’un cloître et d’une bibliothèque.

C’est en 531 que l’évêque Médard s’installe à Noyon et y transfert le siège de Saint-Quentin. Il y meurt en 545. Noyon est une ville prospère et puissante au moyen âge. En 1145 c’est le début des travaux de construction de la nouvelle cathédrale gothique à l’emplacement des églises précédentes.

Visite virtuelle 360° de la nef de la cathédrale de Noyon, Cliquez sur l’image ci-dessous.

Cathédrale de Noyon
Chapiteau de la cathédrale de Noyon
Notre-Dame de Noyon
Les tours de Notre-Dame de Noyon

La dernière cathédrale romane, où Charlemagne avait été sacré roi des Francs en 768 suivit de Hugues Capet en 987, avait été ravagée par un incendie en 1131.  Notre-Dame de Noyon est la deuxième grande église du style gothique primitif après celle de Sens, la construction se poursuit jusqu’en 1231. La construction du cloître commence peu de temps après.

La cathédrale de Noyon est entourée d’un quartier canonial de cinq bâtiments, la grande salle capitulaire à gauche de la façade, l’officialité, une petite salle capitulaire, le bâtiment du trésor, et construite au XVIe siècle, l’une des plus anciennes bibliothèques du chapitre . Un ensemble d’élégants hôtels particuliers du XVIIe et XVIIIe siècles, construits par les chanoines, cerne le parvis. Au sud de la cathédrale de Noyon s’étend le quartier épiscopale.

Croisillon hémi-circulaire, cathédrale de Noyon
Vue du cloître sur le croisillon hémi-circulaire nord de la cathédrale
Cloître, cathédrale de Noyon
Le cloître ouvre sur la salle capitulaire

En savoir plus sur la cathédrale de Noyon.

La Pointe du Raz au soleil couchant…

De la Pointe du Raz, vue dégagée sur le phare de la Vieille et l’Île de Sein au soleil couchant. 

Cette visite virtuelle Oriell de la pointe du Raz, postée en juin 2014, est vue plus de 400 fois par jour sur GoogleMap. Soit actuellement plus 302000 vues!

Pointe du Raz
Pointe du Raz, Phare de la Vieille et Ile de Sein

Merci à tous ceux qui ont cliqué sur cette image….

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